La croisée des chemins

Notion de chemin spirituel dans le Bouddhisme

Source : Philippe Cornu président de l’Institut d’études bouddhiques

Qu’est-ce qu’un chemin spirituel ?

Ça veut dire d’abord un cheminement, c’est à dire une voie ou un chemin à parcourir.
S’il y a une distance ou un chemin à parcourir, ici c’est surtout au niveau du temps qu’il faut bien comprendre, c’est que cela prend du temps.

En fait la voie spirituelle est vraiment un dépouillement pour se découvrir au plus profond de soi-même et découvrir la liberté fondamentale de l’esprit puisque dans le bouddhisme on pense que nous sommes tous des éveillés, des bouddhas qui s’ignorent. Nous devons donc laisser le champ s’ouvrir en travaillant sur notre propre esprit et en travaillant avec les autres, en les comprenant avec ce sentiment altruiste qui est si important dans le chemin.

Qu’est-ce que la méditation

Il s’agit d’une culture fondamentale de l’esprit comme on cultive son champ pour le rendre vraiment beaucoup plus ouvert, riche et fécond, ce qui permet à la sagesse de surgir.
Ce n’est pas seulement une simple relaxation, c’est dans un but thérapeutique, très bien, ça sert au gents, ça les aide mais c’est une toute petite partie de la méditation, c’est d’origine bouddhique et néanmoins on ne rappel plus son origine bouddhique ; alors est-ce que les gens vont allez plus loin ou ils vont s’en tenir là, à juste un but utilitaire qui est de calmer l’esprit, de se dés-angoisser ou d’abaisser le seuil de la souffrance physique.
On sait que l’identification aux pensées de souffrance augmente le taux de souffrance. Comme dans la méditation on se dés-identifie des pensées et des émotions, c’est évident qu’il y a une sorte de décrochage par rapport à la souffrance qui fait que le degré de souffrance est moins intense. C’est comme ça d’ailleurs que dans certains hôpitaux ils ont découvert l’utilité de la méditation et qu’il l’on utilisé à des fins thérapeutiques…

Je pense qu’il est honnête de dire d’où viens la méditation et que le bouddhisme doit rester dans l’intégrité d’une tradition qui est un tout qui a un sens complet et si on veut qu’elle nous amène à la libération que le  bouddhisme promet, libération de tous les conditionnements qui existent dans notre esprit, c’est pas rien, ça veut dire travailler très profondément avec soi-même, cheminer, voir la vie comme un cheminement, cela veut dire que c’est le travail de toute une vie et qu’il faut s’y plonger intégralement si on veut avoir véritablement les résultats d’une voie spirituelle.
Un chemin spirituel est fait pour ce dépasser, se dépouiller de ces préjugés, de tout ce qui n’est pas nous et que nous croyons que nous sommes dans un contexte social etc.

Le passage du bouddhisme tibétain au bouddhisme zen

Le bouddhisme Zen et le bouddhisme Tibétain sont deux écoles très connues en Occident et particulièrement en Europe.

Éric Jitsu Za

Historique du groupe de Rosny

1) réponse au mail de François

François a reçu un mail du bureau Respire…
« l’atelier de méditation reprend l’association respire »…

Notre pratique nous a réunis chacune et chacun avec notre parcours et notre recherche dans un chemin de vie qui mène à la cessation des (« souffrance », « insatisfaction », « mal de vivre ») par l’enseignement même du Bouddha.

Nous nous sommes ouvert un peu plus à chacun d’entre nous au café « Virgile » et je retiens que nous partageons l’idée et l’intention de favoriser notre pratique de la méditation. Je crois que nous avons tendance à penser de la même façon mais personnellement l’idée de reprendre la gestion de l’ensemble des cours de RESPIRE m’égare un peu.

C’est vrai François que la séance prévue de Samedi 25 juin était, pour moi aussi, une séance pour en discuter ensemble : le bureau de RESPIRE, les enseignants et nous ; et donc pas directement une proposition de reprendre mais de voir comment nous maintenir dans la structure c’est à dire avoir les liens pour disposer des locaux de la mairie… pour le reste je suis à l’écoute !

2) L’association Respire (naissance du groupe)

Transmission de l’association « Respire » aux méditants François et Éric

Transmission de l’association « Respire » aux méditants François à gauche et Éric à droite…
Les anciens responsables de « Respire » Anne en orange et Bernard en jaune à droite.

Babak, moine de l’école bouddhiste Zen Sôtô devient notre instructeur !

Babak, moine de l’école bouddhiste Zen Sôtô devient notre nouvel instructeur !

3) Petits riens qui montrent le chemin

« petits riens qui montrent le chemin »

Photos à l’entrée du Dojo de  la salle Jean Vilar : « petits riens qui montrent le chemin »

4) La source brille dans la lumière

Petit texte de Shunryu SUZUKI posté par Sylvianne :

Un moine demande à un maître : « Il fait tellement chaud. Comment peut-on échapper à cette chaleur ? » Le maître lui répond : « Pourquoi n’allez-vous pas là où il ne fait ni froid ni chaud ?
Un tel endroit existe-t-il ? » veut savoir le disciple.
« Quand il fait froid, soyez un bouddha froid. Quand il fait chaud, soyez un bouddha chaud », lui dit le maître. Peut-être pensez-vous qu’à force de pratiquer zazen vous allez atteindre un niveau où il ne fait ni froid ni chaud, où il n’y a ni plaisir ni souffrance.
« Si l’on pratique zazen, peut-on arriver à ce genre d’accomplissement ? » demanderez-vous. L’enseignant authentique vous répondra :
« Quand vous souffrez, il faut souffrir. Quand vous vous sentez bien, il faut vous sentir bien. » Parfois il faut être un bouddha qui souffre. Parfois il faut être un bouddha qui pleure. Et parfois il faut être un bouddha heureux.

Ce bonheur n’est pas exactement identique à celui que les gens éprouvent habituellement. Il y a une petite différence, mais cette petite différence est capitale. C’est parce que les bouddhas connaissent les deux côtés de la réalité qu’ils ont la maîtrise de soi. Les mauvaises choses ne les dérangent pas, pas plus que les bonnes ne les rendent extatiques. Ils possèdent une joie véritable qui ne les quitte jamais. La tonalité fondamentale de la vie ne varie pas, mais on y trouve des mélodies heureuses et des mélodies tristes. C’est ce genre de sentiment qu’éprouvera une personne illuminée. Autrement dit, quand il fait chaud ou quand vous êtes triste, soyez totalement présent dans la chaleur ou la tristesse, sans aspirer au bonheur. On peut le faire  partir du moment où on est prêt à tout. Même si la situation change tout d’un coup, ça nous est égal. Un jour nous sommes très heureux, et le lendemain nous ne savons pas ce qui va nous arriver. Lorsque nous sommes prêts pour ce qui arrivera demain, on peut alors jouir pleinement d’aujourd’hui. Et ce n’est pas par des conférences, mais par la pratique, qu’on y arrive.

 

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